Le Secrétaire d’État prend des navires polluants en flagrant délit

ACHETEZ VOS TICKETS EN LIGNE

TICKETS !

 

Mesures à suivre lors de votre visite

Secrétaire d’État à la Mer du Nord, Philippe De Backer (Open VLD), avec l'avion d'observation OO-MMM. (photo: Thierry Hubin - RBINS)
17/11/2016
Le Secrétaire d’État prend des navires polluants en flagrant délit
post by
Jonas Van Boxel

L’avion d'observation de notre Institut surveille les navires en mer du Nord pour détecter des déversements de pétrole, des activés de pêche illégales ou – depuis cette année – la concentration de soufre dans leurs gaz d’échappement. Le Secrétaire d’État à la Mer du Nord, Philippe De Backer (Open VLD) a voulu voir de ses propres yeux comment cela se passe…

Ce mercredi 15 novembre, le temps maussade et venteux a bien failli gâcher la journée. Mais finalement, l’avion d’observation de notre institut, immatriculé OO-MMM, a décollé de l’aéroport d’Ostende. À bord, le Secrétaire d’État à la Mer du Nord, Philippe De Backer (Open VLD), a pu suivre de près comment se fait le contrôle des émissions de  soufre des navires en mer du Nord.

En 2015, l’Organisation Maritime Internationale a introduit des normes plus strictes concernant la teneur en soufre des combustibles utilisés par les navires. En effet, l’émission totale de souffre en mer risquait de dépasser celle sur le continent en 2020. Il a donc été décidé de la diminuer, notamment en mer du Nord, de 1 à 0,1 pourcent.

L’avion OO-MMM, un Britten Norman Islander qui appartenait jusqu’en 2004 à l’Armée belge, a été équipé d’un « sniffer sensor ». Ce détecteur permet de mesurer directement la teneur en soufre lorsque l’avion traverse, même rapidement, le panache de fumée d’un navire. Si la concentration de soufre dépasse le taux maximum de 0,1 pourcent, le pilote passe une deuxième fois dans le panache afin de pouvoir confirmer le résultat.

Travail de pionnier

Un rapport sur les contrevenants est envoyé dans leur port d’arrivée où ils sont contrôlés en priorité. Les amendes pour les récidivistes peuvent aller jusqu’à 5 millions d’euros. Lors du vol avec le Secrétaire d’État De Backer, cinq navires ont été contrôlés. Pour un seul, la teneur en soufre détectée dépassait légèrement celle autorisée.

« C’était formidable d’assister à ces contrôles », a réagi Philippe De Backer, après avoir pris ce bon bol d’air. « Avec ces contrôles, la Belgique accomplit un vrai travail de pionnier. Il est important de le continuer pour que notre mer du Nord reste propre. »

Cette technique, permettant de mesurer en quelques secondes la teneur en soufre des combustibles utilisés par les navires, s’avère une sérieuse amélioration pour les contrôles. Au lieu de contrôler à peine 4 pourcent des navires, l’OO-MMM vérifie aujourd’hui les émissions d’un quart des bateaux passants. L’opérateur et chercheur Ward Van Roy explique : « En 2016, nous avons contrôler plus de 1000 navires, dont 10 pourcent avaient une concentration de soufre trop élevée. » L’avion survole la mer du Nord environ 250 heures par an.

 

Les observations de la partie belge de la Mer du Nord relèvent de la compétence de l’Unité de Gestion du Modèle mathématique de la mer du Nord (UGMM), un service scientifique de l’Institut royal des Sciences naturelles de Belgique (IRSNB). l’UBMM est responsable du suivi des diverses obligations (et droits) légales et de leurs arrêtés d'exécution pour la gestion du milieu marin.

Categories: DO Milieux Naturels
S'abonner à Royal belgian Institute for natural Sciences News
Go to top