Détection des épaves grâce à des images satellites de la couleur de l’océan

ACHETEZ VOS TICKETS EN LIGNE

TICKETS !

 

Mesures à suivre lors de votre visite

Reconstruction digitale des épaves: A: SS Sansip; B: SS Samvurn; C: SS Neutron; D: SS Nippon (Baeye et al 2016).
15/02/2016
Détection des épaves grâce à des images satellites de la couleur de l’océan
post by
[displayName]

Dans la publication « Detection of shipwrecks in ocean colour satellite imagery », des chercheurs de Belgique et d’Irlande du Nord expliquent comment utiliser des images satellites pour repérer des épaves le long de notre côte. Normalement, celles-ci sont détectées au moyen de techniques acoustiques en mer, mais les images satellites utilisées pour mesurer les concentrations de matières en suspension semblent aussi parfaites pour repérer les épaves.

La localisation des épaves reposant sur les fonds marins et complètement immergées est onéreuse et prend du temps. La recherche acoustique depuis un navire ou les techniques au laser depuis un avion sont les principales méthodes utilisées pour détecter et explorer les sites d’épaves. À proximité des côtes, ces techniques sont moins efficaces en raison de la moindre profondeur et de la turbidité élevée. Il s’agit d’une zone complexe pour les archéologues à la recherche de sites totalement immergés. Dans cette étude, des chercheurs de l’Institut royal des sciences naturelles de Belgique, de la School of Environmental Sciences (Irlande du Nord) et de la Vlaamse Hydrografie décrivent une nouvelle méthode pour détecter la présence d’épaves immergées à l’aide d’images satellites de la couleur de l’océan dans les eaux turbides.

Dans le cadre de cette étude, quatre sites d’épaves proches du port de Zeebrugge  ont été étudiés. Le Sansip, un cargo US Liberty de 135 x 17 m, avec un tirant d’eau de 8,5 m, a coulé le 7 décembre 1944 après avoir été miné. Le 11 septembre 1997, le navire de pêche N12 Arthur a heurté l’épave et a coulé à proximité du Sansip. Le Samvurn, un navire de 129 x 17 m, a sombré le 18 janvier 1945, après avoir été miné, alors qu’il reliait Anvers à Londres. Sept membres de l’équipage et neuf soldats ont perdu la vie. Le Nippon, un bateau à vapeur de 138 x 18 m, a coulé le 14 septembre 1938 après une collision avec un autre navire. Le Neutron, un cargo néerlandais en acier a coulé le 3 août 1965 après avoir heurté une épave, probablement celle du Sansip.

Matière en suspension

Les épaves modifient les concentrations de particules en suspension (Suspended Particulate Matter, SPM). Celles-ci peuvent se disperser jusqu’à 4 km des épaves et sont détectées par des capteurs satellites haute résolution qui analysent la couleur des océans, comme Landsat-8 (lancé en 2013). À l’IRSNB, les scientifiques utilisent les données sur la couleur des océans pour déduire les concentrations en SPM. Les cartes qui en résultent sont comparées aux données du sondeur bathymétrique multifaisceaux de la Vlaamse Hydrografie.

Conclusion

La capacité de repérer des épaves immergées depuis l’espace devrait profiter aux archéologues actifs dans la localisation d’épaves. Les données de Landsat-8 sont gratuites et cette méthode constitue donc une solution alternative non coûteuse aux techniques acoustiques et laser. Elle pourrait être utilisée en complément des méthodes de recherche conventionnelles. Autre avantage de la technique de détection grâce aux matières en suspension, elle permet de mieux comprendre les processus hydrodynamiques et sédimentaires qui affectent ces sites.

 

Ce travail a été soutenu par le projet HIGHROC (HIGH spatial and temporal Resolution Ocean Colour products and services) et le projet INDI67 (BRAIN-be).

Même la NASA est impressionée par cette publication et en a dédié un article sur son site web!

 

Cliquez sur l'image pour en voir d'autres

S'abonner à Royal belgian Institute for natural Sciences News
Go to top