La vie sous-marine belgo-néerlandaise a survécu l’impact de météorite catastrophique il y a 66 millions d’années

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Aporrhais limburgensis
04/12/2019
La vie sous-marine belgo-néerlandaise a survécu l’impact de météorite catastrophique il y a 66 millions d’années
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Siska Van Parys

La vie sous-marine de nos contrées s’est restaurée exceptionnellement vite après l’impact de la météorite qui causa la fin des dinosaures. C’est la conclusion d’une étude menée par des paléontologues belges et hollandais.

L’impact d’une météorite de 10 km de diamètre sur la péninsule mexicaine du Yucatan il y a 66 millions d’années a provoqué des catastrophes climatiques partout sur la planète : des tsunamis, un hiver nucléaire de plusieurs années, des pluies acides et des changements climatiques soudains. Le résultat fut une des plus grandes crises de la biodiversité jamais connue. Les trois quarts de la faune mondiale et la moitié des espèces végétales ont été rayés de la carte.

Néanmoins, les conséquences de la chute de cette météorite ne furent pas partout dramatiques. Une nouvelle étude menée par des paléontologues belges et hollandais de la KU Leuven, de l’Institut royal des Sciences naturelles de Belgique et du Muséum d’Histoire Naturelle de Maastricht montre que la vie dans la mer subtropicale qui recouvrait le Limbourg a bien résisté à ces catastrophes climatiques.

Résilience

L’ancienne carrière de calcaire de Curfs-Ankerpoort, située à 5 km à l’ouest de Maastricht, est l’un des rares endroits au monde où on peut étudier en détail les conséquences directes de l'impact de la météorite sur la faune marine. L’équipe a collecté dans les couches de calcaire près de 1400 fossiles de gastéropodes marins et de coquillages datant de juste avant et juste après l'impact de la météorite. « Nous avons constaté que la variété des gastéropodes marins de ces deux périodes est très similaire. Autrement dit, ces animaux auraient à peine souffert des catastrophes naturelles », dit Johan Vellekoop de la KU Leuven. « La faune sous-marine du Limbourg belgo-néerlandais pouvait sans doute, déjà au Crétacé, survivre avec très peu de nourriture. Quand la météorite a déclenché des catastrophes naturelles à la chaîne, une grande partie de la faune locale a survécu à cette période difficile. L’écosystème s’est ensuite régénéré relativement vite », explique Vellekoop.

L’étude montre que les conséquences locales de ces catastrophes environnementales mondiales dépendent fortement des conditions qui y régnaient avant la catastrophe. « La vie marine de chez nous il y a 66 million d’années était apparemment exceptionnellement résiliente », conclut Vellekoop.

Les scientifiques ont publié leurs résultats dans la prestigieuse revue scientifique Palaeontology.

 

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